Le Burkina Faso, à l'instar des autres pays du monde, commémore le 11 juillet, la Journée Mondiale de la Population (JMP). Pour les décideurs et acteurs de développement que nous sommes, cette commémoration nous interpelle sur les enjeux des questions de population notamment, la prise en compte de la dynamique démographique dans le développement durable.
La 32e édition de la JMP est commémorée sous le thème : « Huit milliards d'êtres humains sur la Terre : vers un avenir résilient, exploiter les possibilités et garantir les droits et les choix de toutes et tous ». Notre planète qui abritait 2,6 milliards d'habitants en 1950 et dépassera le cap de 8 milliards d'habitants en novembre 2022 et atteindra 9,7 milliards en 2050. Cette croissance démographique est la résultante de l'augmentation de l'espérance de vie à la naissance, grâce aux progrès en matière de soins de santé et le maintien du niveau élevé de la fécondité en Afrique et en Asie.
 
Cette tendance démographique est influencée par un ensemble de facteurs sociaux, culturels, économiques, environnementaux et politiques, porteurs d'énormes défis mais également de l'espoir pour un développement humain inclusif. Quel que soit le sens de l'évolution démographique, nous devons nous rappeler que la valeur de l'humanité n'est pas divisée par l'augmentation du nombre de ses membres. Chaque individu apporte son ingéniosité, son travail, sa créativité et son cœur à la famille humaine et mérite donc, de bénéficier d'un monde plus juste, plus prospère et plus durable.
 
Pour réaliser ce monde, nous devons anticiper et comprendre la manière dont la population et ses différentes caractéristiques évoluent. Cela est une nécessité pour que nos politiques et stratégies de développement s'appuient sur des données qui peuvent contribuer à la capture du dividende démographique. C'est pour répondre à cet impératif lié à la disponibilité de données que mon département a réalisé le cinquième recensement général de la population et de l'habitation (RGPH) en fin 2019 dont les résultats ont été rendus disponibles le 1 er juillet 2022. En outre, nous avons entamé depuis 2021, l'évaluation de l'Etude nationale prospective « Burkina 2025 » dans la perspective de doter le pays d'aspirations nouvelles tirées de la vision de nos populations des villes et des campagnes.
Des résultats du RGPH-2019, se dégage la poursuite de l'élan démographique de notre pays dont la population est passée de 14 017 262 habitants en 2006 à 20 505 155 habitants en 2019 avec une baisse modérée de son rythme de croissance intercensitaire, passant de 3,1 % en 2006 à 2,90/0 en 2019. L'une des caractéristiques principales de la population burkinabè est son extrême jeunesse dont 45 0/0 a moins de 15 ans.
 
Cette caractéristique démographique engendre une dépendance élevée à la jeunesse et génère une forte demande sociale. Au regard de nos ressources limitées et des difficultés à répondre aux besoins des populations, une réactualisation de l'agenda démographique national s'avère nécessaire pour transformer les contraintes et les défis en opportunités. En effet, des évidences montrent combien l'investissement dans le capital humain constitue le chemin le plus efficace, avec des retours hautement bénéfiques qui positionnent les pays sur une solide trajectoire de croissance à long terme.
 
C'est pourquoi, le Gouvernement burkinabè fait du développement du capital humain une priorité stratégique du développement économique et social national malgré le contexte sécuritaire et humanitaire difficile. A cet effet, le Plan d'action de la Transition accorde une place importante au développement du capital humain en vue d'agir urgemment pour éviter d'éroder les décennies d'efforts fournis par l'Etat et ses partenaires. En outre, une stratégie nationale de développement du capital humain est en cours d'adoption avec des initiatives phares dont la mise en œuvre devrait permettre d'exploiter le plein potentiel de la population et pour lui assurer de meilleures conditions de vie.
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer les efforts des hommes et des femmes qui, parfois au détriment de leur santé et de leur vie, œuvrent inlassablement, pour le développement du capital humain et l'amélioration de la qualité de vie des populations. C'est également l'occasion pour moi de rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité, aux volontaires pour la défense de la patrie qui veillent au quotidien pour protéger les populations et assurer la marche du pays vers un avenir radieux.
 
Je formule le vœu que les actions et les réflexions entrants dans le cadre de la commémoration de cette JMP puissent contribuer à consolider les sillons déjà tracés pour transformer les défis démographiques en opportunités et assurer à tous un avenir meilleur et résilient.
Bonne célébration du 11 juillet 2022 !
 
Vive le Burkina Faso !

 

 

Le conseil des ministres du 18 mai 2022 a adopté deux rapports au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, dont l’un relatif à la situation économique et financière du Burkina Faso en 2021 et les perspectives sur la période 2022-2025. Dans cette interview en date du 13 juin 2022, le directeur général de l’économie et de la planification de ce ministère, Larba Issa Kobyagda, fait un récapitulatif du rapport. Il évoque quelques pistes de solutions pour rendre l’économie burkinabè plus dynamique pour le plus grand bénéfice de l’État et des populations.

 
 
 
La Direction Générale de l’Economie et de la Planification tient un atelier de renforcement des capacités opérationnelles de ses outils de prévision et de simulation d’impacts.
Cette session de travail réuni des statisticiens et des experts des questions liées à la politique économique, à la prévision et l’analyse macroéconomique du Burkina Faso.

 
 
 
En prélude à la prochaine session de l'année 2022 de la Commission Nationale de Planification du Développement (CNPD), son secrétariat technique tient un atelier de préparation de deux projets documents de politiques de développement et leurs plans d’action qui seront examinés à la prochaine session de la CNPD.

La Direction Générale de l’Economie  et de la Planification a organisé au profit de ses secrétaires une session de renforcement des leur capacité en traitement du courrier et d’archivage des documents. L’ouverture des travaux été présidée par Mahamadou Bokoum, Directeur Général adjoint de l’économie et de la planification.

 

Cette session de formation réuni les secrétaires des directions centrales, régionales et services rattachés à la direction générale de l’économie et de la planification (DGEP). Elle vise à renforcer les connaissances et les compétences des participants sur les techniques efficaces de traitement du courrier et d’archivage des documents.

 

Assurée par des spécialistes en gestion de courrier, archivage et documentation, cette formation permettra de renforcer la synergie entre les services en charge du traitement du courrier et ceux en charge des archives et de la documentation de la DGEP. Elle permettra également une mise en œuvre efficace des améliorations introduites dans la gestion du courrier et la prise en compte des recommandations pour renforcer l’archivage des documents produits.

 

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